💡 Plus-value immobilière des non-résidents : le Conseil d’État pose une limite claire à l’administration fiscale

💡 Plus-value immobilière des non-résidents : le Conseil d’État pose une limite claire à l’administration fiscale

Posté le 11-05-2026, par Étude Laroche & Associés, Notaires à Melun, Paris et Sénart. dans la catégorie Immobilier

Lorsqu’un non-résident vend un bien immobilier en France, la détermination de la plus-value imposable peut vite devenir un terrain de débat avec l’administration fiscale.

Une récente décision du Conseil d’État du 24 février 2026 vient rappeler un principe fondamental… souvent mal compris 👇

 

⚖️ Le principe : le prix de vente, c’est celui de l’acte

Dans cette affaire, une société suisse vend un ensemble immobilier en France.

Elle déclare sa plus-value sur la base du prix indiqué dans l’acte authentique
L’administration fiscale conteste… et retient une valeur vénale supérieure

Objectif : augmenter la base taxable.

 

❌ Ce que tente l’administration

L’administration considère que :

  • le prix de vente est sous-évalué

  • la valeur réelle du bien doit être retenue

  • donc la plus-value imposable doit être recalculée

Une pratique fréquente en contrôle.

 

✅ La réponse du Conseil d’État (et elle est très claire)

Le Conseil d’État rappelle un principe essentiel :

Le prix de cession = le prix réellement convenu entre les parties

Et surtout :

Lorsque la vente est constatée par un acte authentique :
➡️ le prix est celui mentionné dans l’acte

SAUF 2 cas très précis :

  • inscription de faux

  • preuve d’une dissimulation du prix réel

 

Ce que l’administration n’a pas le droit de faire

Le Conseil d’État sanctionne ici une erreur de droit :

L’administration ne peut pas remplacer le prix de l’acte par la valeur vénale
 Sauf à prouver que le prix réel est différent

Et dans cette affaire :
aucune preuve de dissimulation → redressement annulé

 

📊 Ce que ça change concrètement

Cette décision est loin d’être anodine :

✔️ Pour les contribuables non-résidents

  • Sécurisation du prix mentionné dans l’acte

  • Limitation des redressements abusifs

✔️ Pour les praticiens (avocats, fiscalistes, notaires)

  • Argument solide en cas de contrôle

  • Clarification de la charge de la preuve

✔️ Pour l’administration

  • Encadrement strict des rehaussements fondés sur la valeur vénale

 

À retenir

La valeur vénale n’est pas librement substituable
Le prix de l’acte fait foi
La preuve d’une dissimulation est indispensable

 

💬 Conclusion

Cette décision rappelle une règle simple mais fondamentale :

👉 Le fisc ne peut pas réécrire le prix d’une vente sans preuve.

Une sécurité juridique bienvenue… mais qui suppose une vigilance accrue sur la rédaction et la justification des prix.

 

REJOIGNEZ-NOUS :

🔵 FACEBOOK : https://www.facebook.com/larocheetassociesmelun?locale=fr_FR

🔴 INSTAGRAM : https://www.instagram.com/larocheetassocies.notaires/

🟡 LINKEDINhttps://www.linkedin.com/company/laroche-associ%C3%A9s-notaires/posts/?feedView=all

Partager l'article : E-mail